EFECTS un réseau… en réseau…

Nous sommes heureux de vous informer de l’adhésion d’EFECTS au réseau Acc3S (prononcez access).

Acc3S a été initié par Stéphane PICARD, avocat en droit social, spécialiste des secteurs santé-social, lequel s’entoure ainsi d’un ensemble de compétences du vaste domaine des ressources humaines.

Juristes, coachs, consultants, responsables RH, psychologues du travail et médiateurs seront ainsi en mesure d’apporter des réponses coordonnées aux attentes de nos clients et partenaires.

EFECTS sera ainsi présent, dans le cadre du stand Acc3S, au salon des associations qui se tiendra au Palais des Congrès de Paris (Porte Maillot) le 21 octobre prochain.

Acc3S organise également une « Matinale » d’échanges sur le thème de l’évolution constatée des rôles et responsabilités dans le secteur social et médico social du fait des regroupements, fusions, création de directions générales et sièges…

Le titre de cette manifestation GRATUITE :

« C’est qui le Patron ? »

24 novembre à 9 heures 30

Maison des associations

10/18 rue des terres au curé 75013 paris

Pour en savoir plus consultez le site Acc3 S sur : www.acc3s.org

Philippe GAUDON

Venez nombreux…

Notre Assemblée Générale

L’Assemblée Générale de notre association s’est tenue ce jeudi 3 juillet au siège de l’association, en présence d’une majorité de nos membres réunis par une belle soirée d’été autour d’un pique nique improvisé.

Occasion de sacrifier aux obligations statutaires, mais surtout de faire le point de nos activités, marquées par l’instauration de nouveaux et prestigieux partenariats de formation avec d’importantes « têtes de réseaux » du secteur : le SYNEAS, la FEGAPEI, l’APF… et le renforcement de nos liens avec la marque Direction(S) qui nous confie de nombreux nouveaux produits à développer.

Notre recherche action sur « L’ éducation thérapeutique appliquée au polyhandicap », conduite à la demande du Groupe Polyhandicap France (GPF) sera prochainement publiée.

Le coaching des dirigeants sera également à l’ordre du jour de notre projet de développement, grâce à la certification HEC obtenue par plusieurs de nos membres. Gageons que cette offre sera bien accueillie par un secteur qui apparait certes en mutation, mais également en crise au regard des modèles dominants notamment économiques.

Le tour d’horizon d’actualité partagé par nos membres confirme cette appréciation, même si l’on peut se réjouir des perspectives personnelles de chacun de nos administrateurs qui pour l’essentiel,  réalisent leurs projets personnels dans des environnements choisis.

Rendez vous est fixé en octobre prochain pour un C A ordinaire pour parti consacré à une réflexion partagée sur les risques psycho sociaux observés dans les structures sanitaires et sociales.

Bel été à tous.

Philippe GAUDON

Nos nouveautés

Quelques nouveautés dans notre offre de service:

– EFECTS dispose désormais de plusieurs Coach certifiés HEC Paris, spécialisés dans l’accompagnement des cadres et équipes dirigeantes des secteurs sanitaire, médico social et social. Accompagnement individualisé, d’équipe ou d’organisation… des réponses personnalisées à vos attentes et vos besoins.

– De nouveaux produits de formation en partenariat avec Direction (S) et le SYNEAS :

– Fin de vie en EHPAD
– Patient traçeur et certification V4
– Analyse des pratiques
— Se reconvertir en dirigeant d’ESMS
– La gestion des risques en ESMS
-. Les relations gouvernance / directions dans le secteur sanitaire et social non lucratif
– …

EFECTS publie prochainement, avec le Groupe Polyhandicap France, une recherche action originale sur le thème: « L’éducation thérapeutique chez la personne polyhandicapée »

Enfin, Philippe GAUDON Présidera la prochaine conférence d’actualités de Direction(S) les 8 et 9 décembre 2014.

Et de nombreuses autres actions internes aux établissements et associations du secteur…

L’autisme dans tous ses états

Voilà plusieurs années que la passion gagne, relative à l’accompagnement et aux soins apportés aux personnes autistes, atteintes de TED ou des plus récents TSA (Troubles du Spectre Autistique), au point qu’on ne sache même plus comment réellement les désigner…

Large spectre en effet…traduction de formes cliniques, d’expressions extrêmement variables au point qu’en dépit des querelles il serait utile, au préalable, de s’entendre sur la question : « De qui parle t-on ? ».

La violence des échanges entre les tenants des deux « pôles ennemis » généralement qualifiés de « Psychanalytiques » et de « comportementalistes » n’a d’équivalent que l’outrance des modèles et autres formes de supposées prises en charges défendues de part et d’autre.

Les uns ont beau jeu feu de faire valoir la culpabilisation dont les parents ont longtemps été victimes, les intrusions, obligations et ruptures de soins, vécues comme autant de violences ajoutées à celle déjà terrible de la révélation du handicap.

Les autres, sûrs de leurs croyances, verront dans l’émergence de ces méthodes éducatives comportementalistes une forme de « cache misère » qui ne règle rien  sinon à satisfaire des désirs pseudo réparateurs qui n’éclairent pas, voire font obstruction, au fond des questions posées…

Non satisfaits des seules joutes verbales et écrites, c’est à l’assaut des lobbys, agences nationales et même tribunaux que nos protagonistes se sont désormais lancés, réduisant au silence les quelques spécialistes emprunts de raison qui eux n’ont plus voix au chapitre…

On sera là troublé par ce qui s’apparente à un véritable « Reflet systémique » au sens de la reproduction dans l’environnement des attributs de la personne autiste elle même : Évitement de la relation – Barrières à la communication – Accès de violence…

L’histoire pourrait ainsi durer, se répéter, chaque « partie » tentant de rallier à son sillage, parfois malheureusement avec succès, tous les alliés ou forces de pression possibles, les ministères, médias, sociétés savantes, « ambassadeurs vedettes »…surenchère !

Une observation pragmatique s’impose toutefois…

Loin de cette bipolarité caricaturale, entre la « pure » cure psychanalytique et le comportementalisme animalier, des pratiques se sont développées, inspirées par d’authentiques « humanistes », patiemment, raisonnablement, dont on semble vouloir ignorer les vertus sinon l’existence même.

Ces pratiques s’appellent : accompagnement éducatif, aides à la communication, balnéothérapie, méthodes TEACCH ; MAKATON ; SNOEZELEN… autant d’approches attentives, patientes et respectueuses de la personne autiste.

Elles sont mises en oeuvre, dans la discrétion des établissements et services médico sociaux, de quelque hôpitaux de jour, par des professionnels qualifiés,  qui se forment et partagent leurs expériences, soutiennent les familles, partagent réussites et doutes…

Mais sans doute ces approches et ces structures ne sont-elles pas suffisamment médiatiques, faussement magiques, pour emporter l’attention et la raison, échapper à ce déferlement catharcique de passion.

Alors, à l’instar de ce que le secteur a déjà connu des « marchands de rêves » dans le domaine de la neuro motricité (méthode DOMAN…), le mercantilisme finira par refluer, les familles feront leur chemin, toujours douloureux et nécessairement long, et puis d’autres causes émergeront, elles aussi lourdes de doutes et d’émotions…

Tentons toutefois de voir dans ce contexte actuel le signe d’une menace, l’éternelle recherche du bouc émissaire, face à ce qui est incompréhensible, douloureux et vécu comme injuste…

 

Philippe GAUDON

 

 

 

 

 

 

Le handicap à la Une

Depuis quelques semaines, les reportages se succèdent sur les chaines de « grande audience », à propos du handicap, toutes formes d’approches confondues.

Nous pourrions nous en féliciter, y voir enfin le signe d’une reconnaissance sociale d’un sujet trop souvent ignoré, évité, trop déprimant, triste ou angoissant… pas du tout tendance…!

Mais voilà, l’ambivalence demeure, se réjouir de ce traitement médiatique ou s’en inquiéter, traduction d’une société se délectant d’émotions, se protégeant ainsi d’une véritable réflexion de fond, prioritairement éthique et nécessairement documentée.

Ce monde va trop vite pour des sujets si profonds et ces questions semblent ainsi devoir demeurer cantonnés dans des registres sensibles et strictement émotionnels, signe d’asthénie collective et sociologique définitivement  reléguée au sein « d’élites » tellement familières de cet « entre-nous », traduction de leur impuissance à peser sur les débats publics et à imposer ces débats au delà des cercles convenus.

Alors rien d’étonnant à ce que se succèdent sur nos antennes des reportages alternant le meilleur (grands formats du 20 h de France 2) sur l’accueil des enfants en situation de handicap grave au sein d’une collectivité et un reportage sur la maltraitance « institutionnalisée » dans un (des) établissements dédiés à ces mêmes personnes.

« Sensationnalisme bi polaire » ou témoignage vérité d’une maman médiatique, jolie, perdue dans un méandre administratif qui la conduit dans le Var sur les conseils éclairés de son compère cathodique…que peut-on finalement retenir?

Incompétence de l’administration, inconséquence des professionnels, initiatives éparses qui « font envie » et ne font que renforcer le sentiment d’isolement voire de persécution de tous les exclus…finalement rien n’est dit du réel.

Un réel qui est essentiellement fait de tout ce qui n’est pas montré, sans doute trop banal, quotidien, pas assez sensationnel…

Les établissements sociaux et médico sociaux travaillent bien, avec leurs moyens, sans doute insuffisants eu égard à ce qui pourrait être entrepris, de plus, de mieux.

Chacun doit savoir que seuls 2 à 3% de ces structures sont maltraitantes.

La même proportion s’applique aux innovations.

C’est insupportable, certes, mais attention à ne pas stigmatiser l’ensemble d’un secteur et des corporations qui pour leur immense majorité font de leur mieux, dans les limites de ce que l’homme peut produire face à la vulnérabilité.

Les médias nous sont nécessaires, la question demeure de savoir en quoi cette inflation de « témoignages de l’extrême » servent ou déservent l’image, la représentation collective de ces situations de vulnérabilité.

Vous avez dit ambivalence… ?

Philippe GAUDON

fin de vie, le sujet brulant

Impossible, depuis plus de 10 jours d’échapper au sujet.

Sondages d’opinions, compte rendu des travaux des « 18 sages » prétendu « panel citoyen », commentaires supposés faire bouger les lignes d’un sujet nécessairement à haute teneur émotionnelle, donc « médiatique »!

Nouveau « buzz » politique en réponse à un engagement de campagne présidentielle, indispensable débat de société alors que nos voisins Belges ont ouverts en grand la brèche des dérives eugénistes ou nouvelle expression de cette fameuse démocratie sanitaire dont on ne connait ni les frontières ni les exactes prérogatives ?

Nul ne sait vraiment, mais l’inventaire des multiples réactions laisse imaginer ce qu’un débat incontrôlé peut produire en la matière d’excès, de militantisme, d’émotions surtout…

A ce stade, j’aurai surtout envie de retenir que les questions demeurent entières, les propositions très floues et l’inventaire des difficultés à appliquer ce qui pourtant relève de la loi dite « LEONETTI », florissant. Or c’est précisément de cela qu’il faudrait parler, avant d’envisager de réformer ce qui n’a pu se mettre en place.

On saluera à cet égard la position de l’Ordre national de infirmiers qui sait rappeler les règles déontologiques de ces « professionnels de 1ère ligne », et les légitimes clauses de consciences des professionnels de santé.

Lorsque 90 000 personnes décèdent chaque année dans les EHPAD, alors que l’immense majorité de ces établissements ne disposent pas d’infirmiers de nuit, ni de protocoles formalisés d’accompagnement de « fin de vie », lorsque les directives anticipées et la personne de confiance ne sont que partiellement appliqués… Comment peut-on espérer développer un débat serein et suffisamment documenté…?

Mais le mal peut également être plus profond, s’agissant de la néo natologie ou du handicap grave.

Décider de la potentielle « qualité de vie » de l’Autre, de l’enfant prématuré, celle dont on ne sait scientifiquement pas grand chose d’utile, ou apprécier l’impact du handicap sur une fratrie, des parents, le jour J et pour les dizaines d’années à venir nous semble impossible et nécessairement très dangereux.

Il faut connaitre, certes la détresse passagère ou plus durable, mais aussi l’attachement, les bonheurs partagés de ces vies, toutes « originales », pour revenir au vrais enjeux de solidarité qui portent sur la compensation, les aides matérielles et professionnelles apportées à ces familles à ces enfants.

Le reste tient en nos peurs, nos représentations violentes ou impossibles, contre lesquelles l’éthique murement pensée demeure le meilleur chemin pour « faire société ».

Philippe GAUDON

Une actu dense !

Belle semaine écoulée pour EFECTS !

La publication dans le numéro anniversaire des 10 ans de la revue Direction(S) de la  chronique de Philippe Gaudon sur le thème: « Le Directeur d’action sociale aujourd’hui », en réponse à un malaise perceptible de la corporation et les paradoxes des politiques publiques qui exigent toujours davantage de compétences aux Directeurs qui se voient ensuite privés de leur autonomie par des sièges et des Directions générales elles mêmes encouragées par ces mêmes politiques publiques.

La présidence, 2 jours durant de la Conférence annuelle d’actualité organisée par Direction(S) Formation.

Tous les « ténors » du secteur étaient là pour expliquer et commenter cette actualité, notamment :

– La loi sur l’économie sociale et solidaire (projet)

– Le décloisonnement sanitaire / social

– Le vieillissement des personnes handicapées ( Rapport IGAS)

– Les Appels à projets

Une source d’échanges riches pour les participants même si certains de ces thèmes nous « laissent sur notre faim », témoin de tableaux assez « impressionnistes » où les intentions sont certes présentes mais les mises en oeuvre souvent floues ou même victimes de freins administratifs et financiers.

On notera sur la loi ESS que ce projet ne peut être considéré que comme une étape pour notre secteur en ce qu’il ne facilite en rien le positionnement concurrentiel du « tiers secteur » dans la promotion de projets ou même la gestion quotidienne soumise aux contraintes cumulées du secteur public et du privé commercial.

Enfin, deux jours de formation de directeurs sur le thème de l’évaluation interne, soulignés par la satisfaction des participants motivés mais inquiets des échéances et du caractère chronophage de la démarche.

A noter:

Ce soir, tenue du 1er « ATELIER EFECTS » temps de réflexion partagé entre les membres de notre association sur l’actualité du secteur, nos productions, nos actions prioritaires.

Conclusions à suivre sur ce blog…

Bienvenue sur le blog EFECTS

Nous inaugurons notre mise en ligne et sommes heureux de vous accueillir sur cette plateforme d’échanges sur l’actualité du secteur sanitaire et social.

Retrouvez y régulièrement nos points de vues, nos réactions, nos « coups de gueules », nos idées, parfois volontairement utopiques…

Rejoignez nous régulièrement, partagez nos analyses, notre vision de ces secteurs en permanente évolution…

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Nous tenterons d’être aussi créatifs et réactifs que possible, dans l’esprit des valeurs partagées par les membres de l’équipe d’EFECTS.

A bientôt !